Beleriand...
1er Âge
La grande Gondolin, la dernière cité des elfes en Terre du milieu. Il faut préciser qu'elle était située sur une partie du territoire qui
aujourd'hui a disparu, le Beleriand, car l'eau a inondé les Terres jusqu'à la chaîne de montagnes actuelle à l'ouest de la Comté. Ce bouleversement eut lieu à la suite de la grande bataille
qui opposa l'armée de Valinor à celle de Morgoth, le Vala qui serait tombé du côté obscur (tel l'ange de lumière déchu devennant Satan).
Turgon souverain des elfes Noldor était un grand
nostalgique de Tirion, son ancienne citée, abandonnée sur le littoral d'Aman. Il avait donc bâti Vinyamar sur
l'avancée de terre la plus occidentale du Beleriand, surplombant les eaux: la contemplation de la mer par les Exilés d'Aman est chose courante, mais de surcroît Turgon avait quitté le pays des
dieux à contre-coeur et il en était d'autant plus affecté.
Tourmenté, presque rongé sans relâche par la vision de Tirion, Turgon rêvait de construire
son image Beleriand. Il trouva conseil chez Ulmo qui, bien que Vala, et donc prompt à abandonner les Noldor à leurs problèmes, l'encouragea, et ils trouvèrent l'endroit idéal pour abriter les
Noldor.
Il fut décidé que'elle serait en Echoriath: Un cercle de montagnes protecteur entourant la vallée de Tùna permettrait la croissance d'une cité de façon prospère et
cachée.
Et il y eut l'époque de Dagor Aglareb, la glorieuse bataille des Eldar contre Melkor.
Même après cette troisième bataille, l'inquiétude regagna Turgon et Gondolin -accessible uniquement par un passage secret- commença à être construite selon les plans du Roi.
Lui et son peuple abandonnèrent finalement Vinyamar, et s'installèrent à Gondolin, et un de ses nombreux noms fut
Ondolindë, le Roc de la Musique et des
Eaux, car jamais le pouvoir d'Ulmo ne l'a abandonnée. Avant qu'il ne
quitte son palais, Ulmo rapparut à Turgon.
"Il se peut donc que la malédiction des Noldor te
rejoigne avant la fin, et que la trahison se réveille derrière tes remparts. Mais si vraiment ce péril approchait, c'est de Nevrast encore qu'un messager viendra t'en avertir. Laisse donc
dans cette maison des armes et une épée afin que le jour venu il puisse les trouver, et tu ne te tromperas pas" (Silm.)
[sur la carte:Fingolfin au nord avec ses fils
Turgon et Fingon. Finrod occupe l'est continental avec sa cité Nargothrond, royaume limitrophe avec celui de Thingol, le père de Lùthien. Cirdan le Charpentier occupe le littora. Eol est un
elfe isolé. Morgoth est au nord, dans Angband non représentée ici. Nains et Laiquendi partagent le reste avec les fils de Fëanor.]
Pendant des siècles et des siècles, Gondolin vit s'écouler des jours paisibles, protégée de
la fureur qui miroitait au nord d'Echoriath. En effet, quand Melkor balaya le siège qui lui était fait à Angband, sa forteresse, ses armées se déversèrent comme une marée sur le Beleriand et les
royaumes noldor furent submergés ou détruits. Croyant venue la fin des Noldor, le père de Turgon, Le brave
Fingolfin, chevaucha héroïquement et fatalement à l'encontre de Melkor pour une fin honorable.
Cette revanche de Melkor sur les Elfes plongea donc tous les royaumes dans un état de confinement et de tensio, qui ne devait quitter le Beleriand qu'avec la fin du Beleriand lui-même. Car la cinquième bataille, Nirnaeth Arnoediad, marqua encore une fois la victoire écrasante de Melkor. Les armées des Noldor furent totalement dépouillées et leur roi Fingon tomba sous les coups de Gothmog, serviteur décadent de Melkor. Alors prise d'un sursaut de bon sens pour la survie de son peuple en Terre du Milieu, Gondolin rappatria ses soldats, ferma ses portes et les cacha à quiconque voudrait les trouver. Les habitants de Gondolin ne pouvaient eux-mêmes sortir au dehors du cercle d'Echoriath, la ville fut confinée, et aller le rester jusqu'à sa chute. Voilà comment la vallée de Tùna devint une bulle, sourde aux échos de malheur retentissant hors ses murs. Mais l'épée de Damoclès pèse sur le destin des Noldor. Gondolin ne fait que retarder sa fin. Melkor, grâce à ses espions, ignore l'emplacement mais se doute de l'existence d'un royaume Noldo caché,.
Pendant ce temps, Rian femme de Huor accoucha d'un fils. Il fut nommé Tuor, et reçut par la
suite son éducation par une tribu d'elfes gris qui subsistaient aux alentours du lac Mithrim, dans l'ancien royaume de Fingolfin. Car quand Rian apprit par les elfes que Huor était tombé bracvement parmi les siens lors de la Bataille
des Larmes Innombrables, elle s'enfuit trouver le haudh-en-nirnaeth, l'horrible montagne de cadavres entrelassés que les orcs avaient élevée avec les cadavres des braves, et elle mourut là de
chagrin.
Tuor fils de Huor, élevé dans la tradition des elfes gris, apprit à combattre et à maîtriser
leur langue. Mais à la suite d'une embuscade, il fut éloigné des siens et finit par trouver les prémices de son destin. L'appel instinctif de la mer et les signes d'Ulmo l'incitèrent à partir
pour le plein ouest.
"La montagne n'était autre
que le Mont Taras, le plus occidental de tous les sommets de ce pays. Turgon avait vécu aux jours d'autrefois dans les hautes salles de Vinyamar, le plus ancien des ouvrages de pierre
qu'érigèrent les Noldor sur leur terre d'exil".
Là apparurent à Tuor Ulmo le Vala et la quête qui
l'attendait. Gondolin dans son avenir incertain avait besoin d'un héros et les dieux avaient choisi Tuor. Tuor arbora alors les armes que Turgon avait jadis , et comme lui par ce conseil d'Ulmo
des siècles auparavant, il partit pour Gondolin.
Il y eut biensûr des péripéties, et elles sont relatées dans les Contes et Légendes Inachevés, Premier Âge.
Après un long voyage, Tuor s'engagea dans le seul passage qui permettait l'accès à cette cité enfouie. Il n'était plus utilisé que par les gardes: la population avait ordre de ne pas sortir, à
cause des orcs qui patrouillaient dans les environs et qui cherchaient l'emplacement de Gondolin.
Tuor eut le plus grand mal à accéder au roi: d'abord menacé d'exécution pour avoir découvert la ville, il fut conduit à l'intérieur, traversant les Sept Portes qui protégeaient l'entrée... Tout
Gondolin fut au courant: Tuor est venu voir Turgon, revendiquant la dette que le Roi a envers son défunt
père. Il fut aidé par Ulmo qui parla par sa bouche; mais ses armes que le roi reconnut
(celles de Vinyamar) et sa majesté qui s'affirmait en tant que fils de Huor prouvèrent qu'il était l'envoyé, le messager attendu par Turgon.
Tuor vécut à Gondolin pendant plusieurs années pendant lesquelles il noua des liens d'amitié,
avec le peuple des elfes qui l'aimait comme un des leurs, et particulièrement avec Idril Celebrindal, la fille du roi Turgon. Il se marrièrent et eurent Eärendil, le deuxième résultat d'une union
entre une elfe et un homme après Beren et Lùthien.
Maeglos était un proche du roi, et il était jaloux d'Eärendil pour l'amour que lui portait Idril. En fait, ce n'était pas quelqu'un de faible ou de lache, mais les tortures qui lui furent
infligées étaient trop fortes pour son esprit. Quoi? quelles tortures? Eh bien, Maeglos eu l'imprudence de s'éloigner d' Echoriath, et il rencontra des orcs. Ceux-ci voulurent le tuer mais
Maeglos déploya sa ruse pour rester vivant, et ce jusqu'à ce qu'il soit envoyé devant Morgoth. Dès lors Gondolin fut découverte, et Maeglos y fut renvoyé en agent du mal surtout pour ne pas
éveiller les soupçons de son absence.
Gondolin (gon= pierre;
gon-dolin= pierre cachée), située strictement au nord des terres, et entourée comme sur le tableau d'une muraille montagneuse, était donc la dernière cité des elfes, dirigée par le roi Turgon.
Elle était gardée par 7 portes, chacune faite d'une matière particulière (Or, argent...). Les elfes assuraient la protection du territoire jour et nuit. Son emplacement était gardé secret,
aucun n'avait le droit de le divulguer. C'est pourtant un proche du Roi, Maeglos, qui un jour dans les montagnes se fit capturer par des Orcs au service de Melkor. Tolkien écrit qu'il n'était 'ni
faible ni lâche' mais que les tortures qu'il avait subies étaient trop fortes pour son esprit. Il révéla l'emplacement de la cité, et il y fut renvoyé en tant qu'agent du mal, pouvant aider à la
prise de Gondolin de l'intérieur, mais surtout afin d'éviter les soupçons de sa disparition.
Les troupes de Melkor, composées de Balrogs, d'Orcs et de Dragons, arrivèrent par le Nord, " là où les montagnes étaient les plus hautes, et la garde moins importante ", et alors que les habitants de Gondolin festoient, Melkor attaque.
Il a déjà utilisé cette perfidie: quand il a convaincu Ungoliant de détruire les deux arbres, Telperion et Laurelin. Ils se sont introduits silencieusement à Valinor, et comme c'était jour de fête, personne ne les vit. (voir Les deux arbres)
Gondolin perdit rapidement tout espoir de défense, malgré certains exploits de la part de capitaines, du Roi Turgon défendant sa maison jusqu'à l'écroulement total. Parmi ces capitaines, l'un d'eux est tristement
célèbre: il s'agit d'Ecthelion, le Capitaine de la fontaine. Celui-ci combattit le prince des Balrog, Gothmog, et le vainquit en l'entraînant dans les eaux, mais Echtelion mourut aussi dans sa chute.
Idril avait préparé un passage secret quelques temps auparavant. Elle, Tuor, Glorfindel et d'autres s'enfuient par ce tunnel -la plupart sont blessés. C'est dans une ambuscade tendue par les Orcs, à cause de la prévoyance de Melkor qui avait posté des troupes autour de la ville, que le groupe est attaqué. L'exploit de Glorfindel réside dans le fait qu'il réussit à vaincre le Balrog, même si lui même tomba. Les Aigles exterminèrent les orcs, ramenèrent le corps de Glorfindel qui fut enterré, " et sur la tombe de celui-ci poussa de fleurs jaunes" en contraste avec une terre stérile à côté, " et ceci jusqu'au cataclysme qui ravaga toute une partie de la Terre du Milieu. Sur ce tableau ci-dessous, vous pouvez voir Glorfindel ( en petit, à droite ) et le Balrog, en noir...
Glorfindel et Eärnil
I
l est vrai qu'on entend aussi parler de Glorfindel à l'époque des Nazgul (Ulairi), c'est à dire beaucoup plus tard, à l'époque
où Sauron, lieutenant de Melkor, constitue LA menace pour la Terre du Milieu. Dans le monde de Tolkien, les réincarnations existent: il s'agit du Vala (Mandos) qui s'occupe des jugements, qui
décide ce que l'on doit faire à propos de telle personne. Concernant Glorfindel, il a donc été " ressucité " plus ou moins.
Lors de la guerre En Eridador (nord de la Terre du Milieu ) des elfes et hommes contre le Roi sorcier d'Angmar, celui-ci
se trouva défait face à trois armées: celle d'Eärnil, roi du gondor, celle d'Elrond (envoyé par Gil-Galad) et celle de Glorfindel.
Il fut défait, et s'enfuya, mais Glorfindel dit aux hommes qui partaient pour le poursuivre qu'il ne serait pas tué par un homme.
Si Eärnil avait entendu pareille prophétie (son cheval était devenu fou face au Nazgul et s'était éloigné) sans doute n'aurait-il pas accepté le défi que lui lança le Roi sorcier depuis Minas
Morgul quand Eärnil dirigeait Minas Tirith.
Car Eärnil -c'était la deuxième fois que Le roi sorcier se riait de lui- fou de prouver son courage et sa valeur, s'en alla avec une petite escorte pour Minas Morgul, et jamais ne revint
(personne ne sût jamais ce qui s'était passé, mais il n'y a malheureusement aucun doute quant à leur sort )


Un millénaire plus
tard, Nùmenor n'existait plus (3319). L'ultime alliance d'Elendil et de Gil-Galad, celle que l'on voit en prologue du premier film, se créera en 3430.
A
Leur chef, Amandil, père d'Elendil, restait à Nùmenor. Un jour, et la situation avait beaucoup empiré depuis le début, Sauron souffla au Roi un conseil: l'Arbre Blanc devait brûler, car il représentait encore l'attachement des Hommes aux Valar (la pousse de l'arbre avait été offerte par les elfes). La nouvelle arriva aux Elendili qui, comme les Elfes de TdM et d'ailleurs, se lamentaient de la situation. Isildur, le fils d'Elendil, gagna sa renommée par un acte de bravoure qui resta dans les annales: il s'introduit dans le palais et approcha l'Arbre, la nuit, qui était gardé constamment, et il parvint de justesse à se procurer une pousse. Il fut blessé, mais quand il revint chez lui, son acte fut acclamé. A peine fut-il remis de ses blessures que Sauron venait de commencer de brûler l'Arbre, et celui-ci se consuma lentement, pendant plusieurs jours, une puanteur sortant de sa combustion; enfin, la fumée s'éloigna vers l'ouest, (Le royaume de Valinor, chez les Valar), puis disparut enfin; l'arbre de Nùmenor était mort.
Il fut corrompu par
"Il décocha un
coup de pied dans la figure de Langue de Serpent,(...) et s'en fut. Mais là-dessus, il y eut un bruit sec. Langue de Serpent se dressa soudain, tirant un poignard caché, et, avec un grognement de
chien en colère, il bondit sur le dos de Saroumane, lui tira la tête en arrière, lui trancha la gorge et s'enfuit (...).