Une tour noire passée entre des mains pas toujours très blanches...
Angrenost (c'est le nom elfique de l'Isengard) est constituée d'une tour Orthanc, ainsi que d'un cercle
fortifié ne possédant qu'une seule porte-tunnel, ouvrant sur le sud;
Elle est à l'extrèmité sud des Monts Brumeux, au nord du Rohan.
Cette tour fut érigée au Deuxième Âge par les Numénoréens du Gondor, alors même que les Royaumes en Exil venaient d'être créés: pleine
expansion. Une garnison gondorienne autonome résidait là mais progressivement, abandonnée
car excentrée du Gondor comme nombre de ses soeurs trop éloignées de Minas Anor ou d'Osgiliath (par ex. Amon Hen au nord, les Tours des Dents à l'est) elle fut
prise en 2700 T.A. par les hommes du pays de Dun, qui en firent une pratique place-forte pour leurs raids contre le Rohan, qui en
2758 est attaqué et envahi de toutes parts. Mais en 2759 les Rohirrim parviennent à les en déloger. Le gondor semble alors se souvenir de l'Isengard et la tour est de suite cédée à Saroumane par un intendant du Gondor, Beren.
L'obélisque d'orthanc est en partie naturelle: on lit dans les Deux tours: " C'était une pointe et une île de roc, noire et luisante: quatre puissants piliers
de pierre, à plusieurs côtés étaient soudés en un seul mais, près du sommet, ils s'ouvraient en cornes écartées aux
pinacles aussi aigus que des fers de lance et aussi affilés que des couteaux"
La roche est véritablement indestructible puisque, lors de l'assaut des Ents qui rasèrent Isengard (le nom d'Angrenost en langue du Rohan), Orthanc resta débout et
totalemen
t insensible à leurs assauts. (ci-contre par Ted Nasmith)
"L' Isengard était une étonnante place forte, et elle avait longtemps été belle ; là avaient résidé de grands seigneurs, les
gardiens du Gondor à l'Ouest, et des sages qui observaient les étoiles. Mais Saroumane l'avait lentement adaptée à ses desseins mouvants et, à son idée, bien
qu'il s'abusât améliorée car tous ces artifices et dispositifs ingénieux pour lesquels il abandonnait sa sagesse antérieure, et qu'il se plaisait à
imaginer siens, ne venaient que du Mordor ; de sorte que ce qu'il faisait n'était rien d'autre qu'une copie
en petit modèle d'enfant ou flatterie d'esclave de ces vastes forteresse, armurerie, prison, fourneau à grande puissance, qu'était Barad-dûr, la Tour Sombre, qui ne souffrait pas de rivale et se riait de la flatterie, attendant son heure, invulnérable dans
son orgueil et sa force incommensurable." (Les Deux Tours).
La voici cette fois dans la version d'Alan Lee, taillée
et filmique, après l'attaque des Ents (le barrage ayant cédé):
Orthanc signifie en elfique " mont du croc", mais dans l'ancienne langue de la Marche (du Rohan) la traduction est esprit rusé : une forteresse parfaite
pour Saroumane!
On appela d'ailleurs la vallée de l'isengard Nan curunir, la Vallée du magicien. Curunir est un autre nom
de Saroumane, qui veut dire " maître des stratagèmes"( curu= savoir, talent).
Il est en tout cas certain que le cercle de l'Isengard, ET la tour soient naturels:
" Elle avait été façonnée par les constructeurs d'autrefois qui avaient égalisé l'Anneau de l'Isengard, et pourtant elle ne paraissait pas être due à l'art des Hommes, mais avoir surgi de l'ossature même de la terre dans
l'antique tourment des collines." lDT, livre III, 8.
Par Tikidiki
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