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Aiya Ilquen !  (Bonjour à tous! )
Ce site représente ma passion pour l'univers de Tolkien.
Heureusement que je ne peux pas tout écrire en un article! Mais si vous avez une question qui vous turlupine, le cas échant, j'ai une tonne de bouquins prêts au ré-emploi! : elfe_errant@hotmail.com


 

 

 

 


 

 

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J'essaie d'utiliser en priorité des tableaux. Ils sont surtout de Ted Nasmith, de John Howe ou bien d' Alan Lee.(Le signaler pendant le texte le rendrait encore plus lourd à lire, alors je le fais ici). Parfois les tableaux sont trop volumineux pour rentrer, alors j'utilise des images du film, ce qui rend le texte peut-être plus compréhensible. La plupart des images sont présentes sur internet en format réel, et je peux en envoyer sans problème si vous me le demandez, mais vous les trouverez sur les sites respectifs des auteurs:

www.tednasmith.com

www.john-howe.com

(Pour Alan Lee, vous pouvez en trouver à partir de cette page... http://fan.theonering.net/ )

 

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Dimanche 11 juin 2006
Ainulidalë, la genèse d'une oeuvre et d'un mythe.

Tolkien fait de son Ainulindalë une reprise de la création telle qu'elle est racontée dans la Bible, particulièrement en ce qui concerne son dieu unique, Eru Ilùvatar. Bien plus qu'une genèse formelle calquée sur la bible par un pieux littéraire, Ainulindalë, littéralement "la musique des Ainur", pose les fondements du monde Tolkinien par sa diversité et sa force de cohésion, à qualifier improprement d'oecuménique, qui réussit à faire cohabiter d'une part le monothéïsme, très proche du catholocisme, et d'autre part le polythéïsme plutôt inspiré du monde grec antique.
A noter la présence presque surprenante de la musique, élément central dans l'action démiurgique des Ainur, qui créent Arda en chantant la musique d'Eru Ilùvatar.
De même que le commencement de notre monde a été marqué pour Tolkien marqué par les mots latins Fiat lux, Que la lumière soit, Eru prononça en cet instant décisif le seul mot Eä, que cela soit.

 I.

Il y eut Eru, le Premier, qu'en Arda on appelle Ilùvatar; il créa d'abord les Ainur, les Bénis, qu'il engendra de sa pensée.

Valar 

Il leur proposa une merveilleuse musique et, émerveillés, eux continuèrent de la jouer longtemps après l'avoir entendue. D'entre eux, Melkor était le plus doué et créait un autre thème d'une nature autre encore, et sa  musique ne s'accordait pas avec l'ensemble. 

Si certains essayèrent de s'accorder sur son étrange invention, ils furent trop destabilisés pour continuer.
Deux thèmes s'élevaient terriblement l'un contre l'autre dans une tempète de sons infernale.

Et Eru, qui était toujours à l'écart, continuait d'écouter.

De sa main jaillit prodigieusement un autre grand thème, surprenant et magnifique. Mais Melkor, redoublant de force et de tappage, surpassa tous les autres à nouveau. Alors Eru ouvrit son autre main, et un thème encore plus beau se fit entendre.

Celui de Melkor était répétitif et assommant. Sa musique n'était que bruit assourdissant, alors que celle d'Eru incarnait puissamment la beauté mélodique.

Melkor fut finalement vaincu, et Eru avait un visage grave.

"Nul ne peut imaginer la musique malgré moi. Celui qui le tente n'est que mon instrument, il crée des merveilles qu'il n'aurait pas imaginé lui même!"

Alors Ilùvatar emmena les Bénis devant le grand Vide.

" Il leur communiqua une vision, leur donnant la vue alors qu'ils n'avaient encore que l'ouïe. Ils virent un Monde nouveau apparaître devant eux, une sphère au milieu du Vide (...) A mesure qu'ils regardaient et qu'ils s'émerveillaient, ce monde dévoilait son histoire et il leur semblait voir vivre et se développer "

Ce monde était issu de la Grande Musique, qui avait été jouée par chacun d'entre eux. Melkor, qui avait, en lui-même réunis, les dons de tous les autres, fut pris d'une secrète colère: Comme d'autres il eut envie d'aller sur Arda, mais lui voulait les Enfants d'Ilùvatar, plus tard appelés Elfes et Humains, comme des serviteurs, et rêvait de s'entendre appeler "Seigneur".
Quelques-uns des plus puissants Ainur descendirent, plongeant dans cette vision irréelle, sur Arda. Virtuellement, Ulmo s'appropria l'élément de l'eau, et Manwë le vent. Ces deux furent alliés dès cette époque, la pluie des nuages alimentant les sources. Pendant ce temps, le solitaire Melkor prévoyait
gel et fournaises.

Tout cela n'était encore que dans leur esprit, rien n'était réel.

II.

Eru dit : Eä! Que ces choses soient!
Et alors fut créé le Monde.

Ainsi Eru engendra t-il les Valar et les Maiar, et comment, rassemblés, ils jouèrent ensemble la Grande Musique, mère d' Arda.

Les Valar se mirent à préparer la terre pour les enfants d'Ilùvatar, dont la vision révélait qu'ils ne viendrait que plus tard, sans dévoiler ni de lieu ni de moment précis. Dans leur travail ils furent pour la seconde fois opposés à Melkor, qui rabaissait ce qu'ils élevaient comme montagne, comblait ce qu'ils voulaient vallée. Ainsi Arda fut-elle modelée.

Par dessus tout Melkor aspirait à la lumière, au feu impérissable et secret qu'il voulait posséder pour lui seul, et cette frustration, car seul Eru connaissait l'emplacement du feu secret, en même temps que sa vanité et son orgueil l'écartèrent des autres Ainur. Quand il descendit sur Arda, appelé à prendre une forme matérielle il en prit une qui était plus majestueuse, plus belle que toutes celles des Valar.  

Car les Ainur s'étaient inspirés, pour leur enveloppe charnelle, de ce qu'ils avaient vu des elfes dans leur vision.

"Aulë le forgeron construisit deux lampes pour éclairer Arda; les Valar les juchèrent en haut des gigantesques colonnes, plus hautes que toutes les montagnes (...) ; une fut dressée au nord, Illuin, et l'autre au sud: Ormal ". Par ce procédé, la terre reçut la lumière sans interruption: il n'y avait pas de nuit.

Melkor s'était retiré dans sa forteresse d'Utumno, le premier des repères du mal. Et à partir de cette époque il n'était plus seul, car nombreux étaient ceux qui s'étaient ralliés à lui, envoûtés et convaincus, agissant désormais contre l'ordre établi par les Valar. On nomma les plus puissants d'entre-eux Valaraukar, c'est-à-dire Démons Puissants, et en elfique, on les appela simplement Balrogs.
Quand Melkor
attaqua les deux lampes des Valar et qu'elles tombèrent de leur hauteur, le cataclysme ouvrit la terre et elle en fut marquée à jamais.


Cette carte peut être un bon repère pour Arda mais ce n'est en aucun cas une vérité, plusieurs périodes y sont condensées: Nùmenor n'est pas à la surface, si Illuin est présente alors Valinor n'est pas censée exister, etc..).


Une grande mer, Belegaer, ondoyait désormais sur une Arda divisée en deux.
 Le bouleversement qu'entraîna la chute des Lampes contraignit les Valar à s'établir ailleurs et à bâtir Valinor, la cité des Dieux de l'occident.
Pour se défendre de Melkor qui parcourait librement le monde, les Valar élevèrent les Pelori, de très hautes montagnes qui, de tous côtés, faisaient rempart contre l'extèrieur.

L'obscurité quitta Valinor quand Yavanna créa Deux Arbres, Telperion et Laurelin. Ces arbres illuminaient Aman mais seulement Aman. Alors, préparant la venue des elfes, Varda cueillit la rosée et la disposa dans la voûte céleste pour éclaircir la nuit permanente de l'Orient.

Puis les Elfes s'éveillèrent, en Terre du Milieu: les Premiers Nés. Et avec leur venue fut créée en peu de temps par Melkor l'ignoble race des orques. Une partie des elfes suivit le Vala Oromë et se rendit en Aman: leur nom est depuis toujours lié à la lumière, ce sont les Calaquendi.

Les autres sont des Moriquendi, car ils restèrent à la seule lumière des étoiles qui éclairaient la Terre du Milieu. Les royaumes de Thranduil en forêt noire ou de Thingol dans la forêt de Doriath sont des bons exemples de Moriquendi.

Une grande bataille opposa les Valar à Melkor, qui fut emprisonné, perdant sa forteresse Utumno.

Relâché, il n'eut pas l'intention d'oeuvrer dans un droit chemin. Il commença à s'intéresser à Fëanor, le plus doué des elfes qu'ait jamais porté Arda, sans doute le l'inventeur des palantiri, mais surtout l'elfe qui, à partir de la lumière de Telperion et Laurelin (les arbres argenté et doré), créa les 3 silmarilli, les plus beaux joyaux d'Arda de tous les temps.

Melkor détruisit les deux arbres et vola les silmarilli. Les deux arbres mourants donnèrent naissance au soleil et à la lune, et ainsi commença le Premier Âge du Soleil.


Le vol des silmarilli rendit fou de rage Fëanor, et il réalisa alors avec ses fils le serment
qui porte son nom: Ils devaient retrouver et garder les silmarilli, par tous les  moyens... même tuer des compatriotes (tableau).
Ils entraînèrent  une grande partie de leur peuple pour poursuivre Melkor et lui reprendre les Silmarilli. Les Noldor vinrent s'installer en Beleriand, au sud de la nouvelle forteresse de Melkor, Angband.


 (rappel: la datation précise des évènements n'est pas possible au Premier Age, le décompte des années ne se faisant qu'au commencement du Second.)
Par Tikidiki - Publié dans : Histoire - Communauté : Bienvenue en Terre du Milieu
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