Aiya Ilquen ! (Bonjour à tous! )
Ce site représente ma passion pour l'univers de Tolkien.
Heureusement que je ne peux pas tout écrire en un article! Mais si vous avez une question qui vous turlupine, le cas échant, j'ai une tonne de bouquins prêts au ré-emploi! : elfe_errant@hotmail.com
J'essaie d'utiliser en priorité des tableaux. Ils sont surtout de Ted
Nasmith, de John Howe ou bien d' Alan Lee.(Le signaler pendant le texte le rendrait encore plus lourd à lire, alors je le fais ici).
Parfois les tableaux sont trop volumineux pour rentrer, alors j'utilise des images du film, ce qui rend
le texte peut-être plus compréhensible. La plupart des images sont présentes sur internet en format réel, et je peux en envoyer sans problème si vous me le demandez, mais vous les trouverez sur les sites respectifs des auteurs:
(Pour Alan Lee, vous pouvez en trouver à partir de cette page... http://fan.theonering.net/ )
Beleriand...
1er Âge
La grande Gondolin, la dernière cité des elfes en Terre du milieu. Il faut préciser qu'elle était située sur une partie du territoire qui
aujourd'hui a disparu, le Beleriand, car l'eau a inondé les Terres jusqu'à la chaîne de montagnes actuelle à l'ouest de la Comté. Ce bouleversement eut lieu à la suite de la grande bataille
qui opposa l'armée de Valinor à celle de Morgoth, le Vala qui serait tombé du côté obscur (tel l'ange de lumière déchu devennant Satan).
Turgon souverain des elfes Noldor était un grand
nostalgique de Tirion, son ancienne citée, abandonnée sur le littoral d'Aman. Il avait donc bâti Vinyamar sur
l'avancée de terre la plus occidentale du Beleriand, surplombant les eaux: la contemplation de la mer par les Exilés d'Aman est chose courante, mais de surcroît Turgon avait quitté le pays des
dieux à contre-coeur et il en était d'autant plus affecté.
Tourmenté, presque rongé sans relâche par la vision de Tirion, Turgon rêvait de construire
son image Beleriand. Il trouva conseil chez Ulmo qui, bien que Vala, et donc prompt à abandonner les Noldor à leurs problèmes, l'encouragea, et ils trouvèrent l'endroit idéal pour abriter les
Noldor.
Il fut décidé que'elle serait en Echoriath: Un cercle de montagnes protecteur entourant la vallée de Tùna permettrait la croissance d'une cité de façon prospère et
cachée.
Et il y eut l'époque de Dagor Aglareb, la glorieuse bataille des Eldar contre Melkor.
Même après cette troisième bataille, l'inquiétude regagna Turgon et Gondolin -accessible uniquement par un passage secret- commença à être construite selon les plans du Roi.
Lui et son peuple abandonnèrent finalement Vinyamar, et s'installèrent à Gondolin, et un de ses nombreux noms fut
Ondolindë, le Roc de la Musique et des
Eaux, car jamais le pouvoir d'Ulmo ne l'a abandonnée. Avant qu'il ne
quitte son palais, Ulmo rapparut à Turgon.
"Il se peut donc que la malédiction des Noldor te
rejoigne avant la fin, et que la trahison se réveille derrière tes remparts. Mais si vraiment ce péril approchait, c'est de Nevrast encore qu'un messager viendra t'en avertir. Laisse donc
dans cette maison des armes et une épée afin que le jour venu il puisse les trouver, et tu ne te tromperas pas" (Silm.)
[sur la carte:Fingolfin au nord avec ses fils
Turgon et Fingon. Finrod occupe l'est continental avec sa cité Nargothrond, royaume limitrophe avec celui de Thingol, le père de Lùthien. Cirdan le Charpentier occupe le littora. Eol est un
elfe isolé. Morgoth est au nord, dans Angband non représentée ici. Nains et Laiquendi partagent le reste avec les fils de Fëanor.]
Pendant des siècles et des siècles, Gondolin vit s'écouler des jours paisibles, protégée de
la fureur qui miroitait au nord d'Echoriath. En effet, quand Melkor balaya le siège qui lui était fait à Angband, sa forteresse, ses armées se déversèrent comme une marée sur le Beleriand et les
royaumes noldor furent submergés ou détruits. Croyant venue la fin des Noldor, le père de Turgon, Le brave
Fingolfin, chevaucha héroïquement et fatalement à l'encontre de Melkor pour une fin honorable.
Cette revanche de Melkor sur les Elfes plongea donc tous les royaumes dans un état de confinement et de tensio, qui ne devait quitter le Beleriand qu'avec la fin du Beleriand lui-même. Car la cinquième bataille, Nirnaeth Arnoediad, marqua encore une fois la victoire écrasante de Melkor. Les armées des Noldor furent totalement dépouillées et leur roi Fingon tomba sous les coups de Gothmog, serviteur décadent de Melkor. Alors prise d'un sursaut de bon sens pour la survie de son peuple en Terre du Milieu, Gondolin rappatria ses soldats, ferma ses portes et les cacha à quiconque voudrait les trouver. Les habitants de Gondolin ne pouvaient eux-mêmes sortir au dehors du cercle d'Echoriath, la ville fut confinée, et aller le rester jusqu'à sa chute. Voilà comment la vallée de Tùna devint une bulle, sourde aux échos de malheur retentissant hors ses murs. Mais l'épée de Damoclès pèse sur le destin des Noldor. Gondolin ne fait que retarder sa fin. Melkor, grâce à ses espions, ignore l'emplacement mais se doute de l'existence d'un royaume Noldo caché,.
Pendant ce temps, Rian femme de Huor accoucha d'un fils. Il fut nommé Tuor, et reçut par la
suite son éducation par une tribu d'elfes gris qui subsistaient aux alentours du lac Mithrim, dans l'ancien royaume de Fingolfin. Car quand Rian apprit par les elfes que Huor était tombé bracvement parmi les siens lors de la Bataille
des Larmes Innombrables, elle s'enfuit trouver le haudh-en-nirnaeth, l'horrible montagne de cadavres entrelassés que les orcs avaient élevée avec les cadavres des braves, et elle mourut là de
chagrin.
Tuor fils de Huor, élevé dans la tradition des elfes gris, apprit à combattre et à maîtriser
leur langue. Mais à la suite d'une embuscade, il fut éloigné des siens et finit par trouver les prémices de son destin. L'appel instinctif de la mer et les signes d'Ulmo l'incitèrent à partir
pour le plein ouest.
"La montagne n'était autre
que le Mont Taras, le plus occidental de tous les sommets de ce pays. Turgon avait vécu aux jours d'autrefois dans les hautes salles de Vinyamar, le plus ancien des ouvrages de pierre
qu'érigèrent les Noldor sur leur terre d'exil".
Là apparurent à Tuor Ulmo le Vala et la quête qui
l'attendait. Gondolin dans son avenir incertain avait besoin d'un héros et les dieux avaient choisi Tuor. Tuor arbora alors les armes que Turgon avait jadis , et comme lui par ce conseil d'Ulmo
des siècles auparavant, il partit pour Gondolin.
Il y eut biensûr des péripéties, et elles sont relatées dans les Contes et Légendes Inachevés, Premier Âge.
Après un long voyage, Tuor s'engagea dans le seul passage qui permettait l'accès à cette cité enfouie. Il n'était plus utilisé que par les gardes: la population avait ordre de ne pas sortir, à
cause des orcs qui patrouillaient dans les environs et qui cherchaient l'emplacement de Gondolin.
Tuor eut le plus grand mal à accéder au roi: d'abord menacé d'exécution pour avoir découvert la ville, il fut conduit à l'intérieur, traversant les Sept Portes qui protégeaient l'entrée... Tout
Gondolin fut au courant: Tuor est venu voir Turgon, revendiquant la dette que le Roi a envers son défunt
père. Il fut aidé par Ulmo qui parla par sa bouche; mais ses armes que le roi reconnut
(celles de Vinyamar) et sa majesté qui s'affirmait en tant que fils de Huor prouvèrent qu'il était l'envoyé, le messager attendu par Turgon.
Tuor vécut à Gondolin pendant plusieurs années pendant lesquelles il noua des liens d'amitié,
avec le peuple des elfes qui l'aimait comme un des leurs, et particulièrement avec Idril Celebrindal, la fille du roi Turgon. Il se marrièrent et eurent Eärendil, le deuxième résultat d'une union
entre une elfe et un homme après Beren et Lùthien.
Maeglos était un proche du roi, et il était jaloux d'Eärendil pour l'amour que lui portait Idril. En fait, ce n'était pas quelqu'un de faible ou de lache, mais les tortures qui lui furent
infligées étaient trop fortes pour son esprit. Quoi? quelles tortures? Eh bien, Maeglos eu l'imprudence de s'éloigner d' Echoriath, et il rencontra des orcs. Ceux-ci voulurent le tuer mais
Maeglos déploya sa ruse pour rester vivant, et ce jusqu'à ce qu'il soit envoyé devant Morgoth. Dès lors Gondolin fut découverte, et Maeglos y fut renvoyé en agent du mal surtout pour ne pas
éveiller les soupçons de son absence.
Gondolin (gon= pierre;
gon-dolin= pierre cachée), située strictement au nord des terres, et entourée comme sur le tableau d'une muraille montagneuse, était donc la dernière cité des elfes, dirigée par le roi Turgon.
Elle était gardée par 7 portes, chacune faite d'une matière particulière (Or, argent...). Les elfes assuraient la protection du territoire jour et nuit. Son emplacement était gardé secret,
aucun n'avait le droit de le divulguer. C'est pourtant un proche du Roi, Maeglos, qui un jour dans les montagnes se fit capturer par des Orcs au service de Melkor. Tolkien écrit qu'il n'était 'ni
faible ni lâche' mais que les tortures qu'il avait subies étaient trop fortes pour son esprit. Il révéla l'emplacement de la cité, et il y fut renvoyé en tant qu'agent du mal, pouvant aider à la
prise de Gondolin de l'intérieur, mais surtout afin d'éviter les soupçons de sa disparition.
Les troupes de Melkor, composées de Balrogs, d'Orcs et de Dragons, arrivèrent par le Nord, " là où les montagnes étaient les plus hautes, et la garde moins importante ", et alors que les habitants de Gondolin festoient, Melkor attaque.
Il a déjà utilisé cette perfidie: quand il a convaincu Ungoliant de détruire les deux arbres, Telperion et Laurelin. Ils se sont introduits silencieusement à Valinor, et comme c'était jour de fête, personne ne les vit. (voir Les deux arbres)
Gondolin perdit rapidement tout espoir de défense, malgré certains exploits de la part de capitaines, du Roi Turgon défendant sa maison jusqu'à l'écroulement total. Parmi ces capitaines, l'un d'eux est tristement
célèbre: il s'agit d'Ecthelion, le Capitaine de la fontaine. Celui-ci combattit le prince des Balrog, Gothmog, et le vainquit en l'entraînant dans les eaux, mais Echtelion mourut aussi dans sa chute.
Idril avait préparé un passage secret quelques temps auparavant. Elle, Tuor, Glorfindel et d'autres s'enfuient par ce tunnel -la plupart sont blessés. C'est dans une ambuscade tendue par les Orcs, à cause de la prévoyance de Melkor qui avait posté des troupes autour de la ville, que le groupe est attaqué. L'exploit de Glorfindel réside dans le fait qu'il réussit à vaincre le Balrog, même si lui même tomba. Les Aigles exterminèrent les orcs, ramenèrent le corps de Glorfindel qui fut enterré, " et sur la tombe de celui-ci poussa de fleurs jaunes" en contraste avec une terre stérile à côté, " et ceci jusqu'au cataclysme qui ravaga toute une partie de la Terre du Milieu. Sur ce tableau ci-dessous, vous pouvez voir Glorfindel ( en petit, à droite ) et le Balrog, en noir...
Glorfindel et Eärnil
I
l est vrai qu'on entend aussi parler de Glorfindel à l'époque des Nazgul (Ulairi), c'est à dire beaucoup plus tard, à l'époque
où Sauron, lieutenant de Melkor, constitue LA menace pour la Terre du Milieu. Dans le monde de Tolkien, les réincarnations existent: il s'agit du Vala (Mandos) qui s'occupe des jugements, qui
décide ce que l'on doit faire à propos de telle personne. Concernant Glorfindel, il a donc été " ressucité " plus ou moins.
Lors de la guerre En Eridador (nord de la Terre du Milieu ) des elfes et hommes contre le Roi sorcier d'Angmar, celui-ci
se trouva défait face à trois armées: celle d'Eärnil, roi du gondor, celle d'Elrond (envoyé par Gil-Galad) et celle de Glorfindel.
Il fut défait, et s'enfuya, mais Glorfindel dit aux hommes qui partaient pour le poursuivre qu'il ne serait pas tué par un homme.
Si Eärnil avait entendu pareille prophétie (son cheval était devenu fou face au Nazgul et s'était éloigné) sans doute n'aurait-il pas accepté le défi que lui lança le Roi sorcier depuis Minas
Morgul quand Eärnil dirigeait Minas Tirith.
Car Eärnil -c'était la deuxième fois que Le roi sorcier se riait de lui- fou de prouver son courage et sa valeur, s'en alla avec une petite escorte pour Minas Morgul, et jamais ne revint
(personne ne sût jamais ce qui s'était passé, mais il n'y a malheureusement aucun doute quant à leur sort )
Les Hommes qui avaient participé à la dernière bataille contre le Seigneur des Ténèbres Morgoth furent récompensés par les Valar. Il leur fut donné une terre, à l'ouest des Terres du Milieu, un île de la forme d'une étoile à cinq branches:
La défaite de Melkor marqua le début du Second Age, et les hommes (edain) arrivèrent sur l'île en 32 S.A.
L'île fut arrachée des fonds marins par Ossë (maia d'Ulmo), et Aulë la forgea en forme d'étoile à cinq branches alors que Yavanna et les Eldar y apportaient une faune diversifiée.
Eonwë, héraut de Manwë, octraya aux premiers Nùménoréens une durée de vie plusieurs fois plus longue que celle accordée aux autres hommes.
Celui qui gouvernait les Hommes de cette île à cette époque était Elros frère de l'elfe Elrond, les fils d'Eärendil et d'Elwing. Etant le premier de sa
nouvelle génération, celle des Nùménoréens, son existence s'étendit jusqu'à cinq siècles.
Durant le Deuxième Age, les Hommes de Nùmenor prospérèrent dans tous les domaines.
Les Elfes du pays d'Aman (le continent des Valar) venaient les voir régulièrement et il existait une amitié sincère entre ces Hommes et les Elfes. Tous les Princes portaient des noms en Eldarin
en plus des leurs. C'est par cette amitié que les Hommes reçurent en cadeau une "pousse" de l'arbre blanc de Tol-Eressëa, lui même ancienne pousse de Telperion, un des deux arbres que Yavanna
avait jadis fait pousser dans les jardins de Valinor.
Les Dùnedain (de "Dùn", ouest et de "edain", hommes, donc un Dùnadan, des Dùnedain) devinrent des marins comme le monde n'en connaîtra jamais. " Voyager au grand large des océans était l'exploit et l'aventure préférée des hommes
".
Cependant, l'accès aux mers qui approchaient Aman leur était interdit. Les Hommes respectèrent longtemps cette interdiction sans pourtant bien comprendre, mais
Manwë voulait éviter que les Hommes tombent amoureux et jaloux de ce pays où tout dure éternellement. A cette époque ils étaient encore très bons avec les elfes, et lorsqu'ils sentaient leur fin
proche, ils s'étendaient noblement pour un sommeil dont ils choisissaient l'instant.
Puisque les Dùnedain ne pouvaient voyager vers l'ouest, ils s'intéressèrent de plus près à la Terre du Milieu, allant quelques fois même jusqu'à l'intérieur des
terres. Personne ne résistait à ces puissants hommes beaux et majesteux, et l'ombre avait autrefois rendus faibles et craintifs les hommes de ces contrées. C'était des Hommes qui avaient refusé
l'offre des Valar, ou qui avaient été vaincus par eux (à la dernière bataille contre le maléfique Morgoth).
Les Nùmenoréens ne leur asservirent pas, ils apprirent aux hommes faibles à ordonner leur vie en leur apprenant mettons, la culture de la vigne, le blé. Et leur mode de vie s'améliora à quelques endroits de part et d'autres de côtes de la Terre du Milieu. Mais les Dùnedain ne construisirent encore rien. " Ils devaient naviguer vers l'est, mais leur coeur voguait vers l'ouest ".
Evidemment, petit à petit, les Nùmenoréens eurent de plus en plus envie de ces lointaines contrées occidentales qui leurs étaient interdites, et que seuls quelques-uns à la vue très perçante pouvaient apercevoir, au plus près de la limite, ou du haut du Menelterma au centre de Nùmenor. Leur vie leur semblait de plus en plus amère, comparée à la quasi-éternelle existence des Quendi qui ne l'avaient pas mérité plus qu'eux.
Les Dùnedain commencèrent à discuter entre eux du sort qui leur était reservé, en le trouvant trop injuste, à prendre peur de la mort.
Les Eldar et les Valar commencèrent, eux, à s'inquièter de la situation. Des messagers furent envoyés aux Hommes. Leur message, proche en tous points d'une
demande de remise en droit chemin, ne convint pas au Roi Tar-Atanamir ainsi qu'à la majorité de ses sujets. En ce temps là, le Roi aimait la richesse, et soumettait les peuples de la Terre
du Milieu à un tribut.
"Après avoir donné, il prenaient" ! La lignée des Rois s'ensuivit dans le même esprit, ainsi qu'une grande partie du peuple, ceux qu'on appelait Hommes du Roi et qui s'étaient éloignés des Eldar. Les autres, les Elendili (littéralement, "amis des elfes"), s'étaient donné le nom de Fidèles. Mais eux
aussi s'inquiétaient à l'idée de mort. Néanmoins, "si les rois n'aimaient plus les Valar, ils continuaient de les craindre."
L'idée de la mort leur était devenue insupportable... Le pays de Nùmenor fut, à l'image de la préoccupation première de ses habitants, recouvert "de tombes silencieuses".. . C'est donc vers cette époque que les Hommes délaissèrent le culte aux Valar ainsi que les offrandes à Ilùvatar/ Eru, et cela ne se passa qu'après qu'ait été fini le règne de Tar-Ancalimon.
Ils entreprirent de coloniser cette fois-ci une bonne partie des terres à l'est. (Terres du Milieu). Ils creusèrent, construisirent. Ils n'étaient plus des professeurs, mais ils étaient devenus des seigneurs, qui levaient le tribut. Les Elendili, amis des elfes, participèrent peu à cela. Ils vinrent plutôt rendre visite à Gil-Galad et aux elfes, qu'ils aidèrent contre Sauron.
Je dis les " fit fabriquer " car tous les anneaux, sauf l'unique, ont été forgés par les forgerons elfes d'Eregion.
Comment les dupa t-il? Il prit l'apparence d'un seigneur elfe, Annatar, leur prodigua des conseils et leur inculqua une partie de son savoir (qui était grand, car c'est un maia).
Mais c'est à cette époque (~ 1600 ) que Sauron avait forgé en Mordor l'anneau de puissance...et quand il mit à son doigt l' anneau unique, les elfes entendirent les paroles de Sauron (un anneau pour les gouverner tous, etc.). Celebrimbor, descendant de Fëanor, créateur des trois anneaux, (sans doute le plus grand forgeron du deuxième âge), comprit son objectif.
C'est ainsi que, un siècle plus tard, la guerre
fut déclarée entre les elfes et Sauron. Il avançait désormais à visage découvert, ses desseins au grand jour. Les Trois anneaux sont donnés à Cirdan, Gil-Galad, et à Galadriel.
Sauron envahit l'Eregion avec ses armées, et assassine Celebrimbor. Les portes de la moria se ferment, l'Eregion est dévasté. Quelques années plus tard,
Sauron sera bouté hors d'eriador, mais il avait quand même pris 13 anneaux.
L'anneau de feu (Narya) confié à Cirdan, aux Havres Gris, sera transmis par celui-ci à Gandalf lors de son arrivée en Terre du Milieu.
Celui de l'air (Vilya), Gil-Galad le donnera à Elrond.
Quant à Galadriel, elle garda pour elle l'anneau de l'eau, Nenya.
Un millénaire plus
tard, Nùmenor n'existait plus (3319). L'ultime alliance d'Elendil et de Gil-Galad, celle que l'on voit en prologue du premier film, se créera en 3430.
Les Nains, quant à eux, ne subirent pas l'inflence de Sauron car les 7 anneaux qui leurs avaient été distribués n'avaient fait qu'accentuer leur désir de richesses.
Ces sept anneaux furent, soit détruits (par le feu d'un dragon par exemple) soit rapportés à Sauron.
Après la création de l'Anneau Unique, la puissance
de Sauron s'affirma de plus en plus en Terre du Milieu. Il envoya ses armées ravager l'Eregion pour récupérer les autres Anneaux de pouvoir. Il en distribua 7 aux nains et neuf aux
hommes...
Sa notoriété sifflait aux oreilles du Roi de Nùmenor, Ar-Pharazôn, qu'il haïssait, car il haïssait tous les Dùnedain. (un dùnadan, des dùnedain)
Alors l'avance de Sauron fut stoppée, car le Roi de l'île occidentale, dans son arrogance et son désir de puissance toujours plus grand, prépara une gigantesque armée et s'avança en TdM pour vaincre et soumettre Sauron (3261). Il n'y eu aucune bataille: Sauron sortit de sa tour, Barad-dûr, et se rendit devant la toute-puissance des Dùnedain.
Il fut emmené par eux vers Nùmenor, (3262 S.A. ) et il fut alors stupéfait par sa beauté éblouissante, qui le rendit jaloux, en accroissant tout autant sa haine. Nùmenor en était à son âge d'or.
Le Roi s'était dit qu' emmener Sauron permettrait de mieux le surveiller, et qu'ainsi il serait plus à même d'accomplir divers travaux pour leur intérêt. Dans sa perfidie suprême, Sauron s'était soumis, il était devenu leur allié.
Ce fut pour le Dùnadan une grossière erreur: la malignité de Sauron (c'est une divinité de Second ordre, il ne faut pas l'oublier) lui permit de gagner
progressivement la confiance du Roi: il devint rapidement un conseiller spécial, et beaucoup d'hommes se mirent à
l'écouter. Ses crimes avaient été oubliés par la plupart, l'assassinat de Celebrimbor, et par là même tombait en décrépitude l'ancienne amitié des Hommes et des Elfes.
Sauron commença à parler des Valar, disant qu'ils avaient créé un Eru virtuel pour asseoir leur pouvoir et mieux gouverner les populations d'Arda. Sauron vanta Melkor, lui faisant voir diverses qualités, le valorisant aux yeux de ceux qui écoutaient ces discours, et, abreuvés de mensonges en tous genres, ils étaient de plus en plus nombreux.
Par ce fait, le culte des Valar fut de plus en plus abandonné, jusqu'à ce que le culte de Melkor soit proclamé religion d'état!
Seuls les Elendili, qui étaient persécutés depuis sans relâche, gardaient leur fidélité aux elfes et aux Valar. Ils furent tous déportés vers l'est de l'île.
Beaucoup partirent de Nùmenor pour rejoindre les Terres du Milieu.
Leur chef, Amandil, père d'Elendil, restait à
Nùmenor. Un jour, et la situation avait beaucoup empiré depuis le début, Sauron souffla au Roi un conseil: l'Arbre Blanc devait brûler, car il représentait encore l'attachement des Hommes
aux Valar (la pousse de l'arbre avait été offerte par les elfes). La nouvelle arriva aux Elendili qui, comme les Elfes de TdM et d'ailleurs, se lamentaient de la situation. Isildur, le
fils d'Elendil, gagna sa renommée par un acte de bravoure qui resta dans les annales: il s'introduit dans le palais et approcha l'Arbre, la nuit, qui était gardé constamment, et il parvint de
justesse à se procurer une pousse. Il fut blessé, mais quand il revint chez lui, son acte fut acclamé. A peine fut-il remis de ses blessures que Sauron venait de commencer de brûler l'Arbre, et
celui-ci se consuma lentement, pendant plusieurs jours, une puanteur sortant de sa combustion; enfin, la fumée s'éloigna vers l'ouest, (Le royaume de Valinor, chez les Valar), puis disparut
enfin; l'arbre de Nùmenor était mort.
Mais Sauron n'avait pas fait oublier la mort aux hommes: leur vie était toujours plus courte, et ils cherchaient désespérément des moyens pour l'éviter. Ils mirent leurs plus grands savants sur le coup, mais rien n'y changea quoi que ce soit: ceux-ci ne trouvèrent que le moyen de préserver intacte la chair après le décès.
Grâce à Sauron et à ses efforts perpétuels en faveur du mal, l'ambiance devint telle que les Hommes étaient en colère, en haine totale envers les elfes qu'ils enviaient par dessus tout pour leur immortalité, d'autant plus qu'on leur avait toujours dit que la mort était à percevoir comme un "don" que les elfes n'avaient pas; le Roi lui-même atteignait un âge avancé et la mort plannait au dessus de lui. Alors ils firent la plus grande bêtise depuis que l'île a été créée, après la bêtise d'avoir accepté Sauron: sur ses conseils, ils préparèrent une gigantesque armée (3310 S.A.) ; et des milliers et des milliers de bateaux, d'armes furent faits. Ils allaient guerroyer contre Valinor, la cité des dieux.
Quand ils partirent, la mer fut remplie de voiles jusqu'à n'en plus voir l'eau; et Manwë était attristé de voir la situation s'aggraver à ce point.
Les Hommes arrivèrent enfin, après un long voyage vers l'Ouest, sur les rives du pays d'Aman, que tous les elfes avaient fuies en voyant avancer l'armée menaçante.
"Au dernier moment, Ar-Pharazôn hésita et faillit faire demi-tour en voyant les plages muettes et le Taniquetil, qui brillait plus blanc que la neige, plus froid que la mort, silencieux, inébranlable, terrible comme l'ombre de la lumière d'Ilùvatar."
Le destin du monde aurait considérablement changé s'il avait choisi une autre décision. Les Dùnedain posèrent pied à terre, et campèrent armés sur la terre bénie, le Roi en premier en proclamant que si personne ne venait combattre contre eux, cette terre leur reviendrait et qu'ils l'auraient conquise. Ils pensaient que s'emparer de Valinor, pays où toutes choses durent éternellement, les rendrait immortels eux-aussi; hélas ce n'est pas le cas, et Manwë, ainsi que tous les dieux, se désola et confia alors les rênes du monde à Eru, l'Unique...
s Dùnedain fut engloutie et sombra dans les profondeurs du monde pour l'éternité. Ceux qui étaient sur la côte furent écrasés par les montagnes tombant
sur eux: voilà ce qu'il advint de l'expédition!
Or, Nùmenor aussi fut détruite et submergée par les flots; et toute la population, avec l'île, sombra dans la faille qu'avait créé
Eru. (3319 S.A.)
péra à Minas Ithil pendant un temps; Les Palantiri que les Fidèles avaient reçues des Eldar, il se les partagèrent: Deux pour Anàrion, deux
pour Isildur, et trois pour Elendil. Quatre pierres en Gondor et trois en Arnor.
Sauron se trouvait aussi sur l'île lors de sa submersion. son corps fut perdu, mais son esprit
s'envola se réfugier loin à l'est, et il faut supposer qu'il emporta d'une manière ou d'une autre l'anneau unique, pendant que l'eau ravageait l'île.
Après la chute de l'île on la nomma Akallabêth, l'engloutie, ou Atalantë dont la signification est équivalente. Si vous n'étiez pas encore très sûr(e!) de vous, c'est
bien le mythe de l'Atlantide réécrit par Tolkien!
Il en fut 4 en Gondor:
La dernière des sept n'a jamais attiré la coinvoitise de personne, car
sa vue est bloquée sur les Terres Immortelles (Aman), correspondant avec la pierre maîtresse restée à Tol-eressëa; et d'ailleurs, durant la guerre de l'anneau, ce fut la seule pierre que le Mal
n'utilisa pas (Sauron=> Saroumane, Denethor). Cette pierre se trouve à Elostirion, une tour sur Emyn Beraid (Emyn est le pluriel de Amon, la colline. Beraid vient juste de Barad, la tour), les Collines aux Tours. On sait que
cette pierre revint en Amanau après le départ de Cirdan et d'Elrond. Pour le nouveau roi du Quatrième Age, Elessar (ou Aragorn..),
il n'allait donc rester que la pierre d'Orthanc.
Sauron se sert du Palantir comme d'un moyen de propagande et de conversion. Il atteint Denethor par la
peur de sa défaite.
La corruption de Sauron atteint aussi Saroumane car il est déjà bien disposé: c'est quelqu'un
d'intelligent, mais il aime trop les stratagèmes et le pouvoir.
Saroumane, tout Maia qu'il fut, s'est tout de même fait avoir par un autre Maia, Sauron. Mais on peut penser à un acte volontaire de la part de Saroumane, au moins concernant l'action de voir
Sauron dans le Palantir.
Saroumane aurait voulu se mesurer à lui, car il est fier, et sûr de sa puissance; mais Sauron est rusé, il ne faut pas oublier qu'il a fait sombrer tout un peuple dans la décadence et enfin dans
l'oubli, alors bon, un maia arrogant.. (voir articles sur Nùmenor).
C'est la cinquième bataille opposant Melkor (un des valar, ou dieu, du mal; dont Sauron n'était qu'un serviteur) aux elfes et aux hommes. Sa traduction est Larmes Innombrables : les pertes furent immenses et les combats effroyablement violents, si bien que les armées des elfes en furent dispersées en tout Beleriand : le règne de la terreur de Morgoth ( voir article sur les Valar ) en fut établit sur une longue période. Après cette bataille, seule subsista Gondolin, cachée dans le cercle de montagnes au nord du Beleriand. Partout ailleurs régnait l'insécurité.
Tout l'affrontement se déroula autour de la forteresse d'Angband, les fils de Fëanor d'un côté (est), et de l'autre... le reste: Fingon grand
roi des noldor (Ouest; voir Gil-Galad), et des humains tels que Huor ou Hurin, Haldir de
Brethil. Durant les combats Turgon vint de Gondolin avec 10 000 Gondolindrim et Maedhors, bien que plus tard, arriva aussi en renfort .Certains épisodes de cette bataille
montrent très bien quelle était la malignité de Morgoth. Alors que les affrontements avaient quelques peu cessé d'un côté de la forteresse, Melkor, voulant faire avancer les elfes,
rusa. Il posta d'abord une partie de son armée devant eux, à découvert, de sorte que ceux-ci se retenaient difficilement de leur faire sentir leurs épées.Cependant,
quelques sages personnes devinaient au moins qu'il ne fallait pas suivre cette voie contre Morgoth, et ddonc ses plans échouèrent. Mais il y avait un deuxième plan, qui marcha,
lui...
Des parlementaires, du moins ils en avaient le drapeau, vinrent avec un prisonnier, à qui on avait crevé
les deux yeux. Et ils clamèrent haut et fort que les elfes avaient grand intérêt à prendre Angband rapidemment, car tous les prisonniers allaient recevoir le même sort que celui qu'ils venaient
d'ammener.
Et là, ils lui coupent les jambes, puis les bras, et enfin... la tête.
Peut-être que ce plan aurait pu échouer, mais le frère du malheureux prisonnier se tenait juste là, en face. Son nom était Gwindor de Nargothrond, et il ne put alors se retenir: il sauta vers les orcs suivi par nombre de ses frères d'armes, et l'assaut fut si violent qu'encore une fois les plans de Morgoth faillirent être déjoués. Mais l'essentiel était là: l'armée avait à présent bougé, mais le détachement emmené par Gwindor dans Angband se trouva pris au piège, et tous tombèrent là, sauf Gwindor qui fut pris vivant.
Fingon n'avait pu leur venir en aide, car Morgoth avait choisi ce moment pour sortir sa grande armée d'orcs, et il repoussa Fingon et son armée qui subirent de lourdes pertes.C'est là enfin que commença Nirnaeth Arnoediad: lors de la retraite de Fingon, Haldir de Brethil fut tué à l'arrière garde; et s'ensuivit quantités d'humains de Brethil qui ne revirent plus jamais leurs forêts". La situation était au plus bas, quand alors Turgon arriva en renfort, car il avait empêché son armée d'attaquer trop tôt. Et l'espoir revint quand les elfes virent Fingon, Turgon (son frère) ainsi que Hurin qui étaient avec eux, combattre côte à côte.
A ce moment, Maedhros arriva aussi, et ils auraient pu remporter la victoire si les Eldar avaient eu toutes leurs armées, car les orcs hésitèrent.
Alors, Angband se vida. Toutes sortes de créatures sortirent de la forteresse maléfique aux multiples cavernes sous l'orde de Morgoth: Balrog, Dragons
(dont Glaurung, le père des Dragons), loups, loups montés...
(ci-contre, une belle image des premiers instants du fil, mais cette bataille n'a rien avoir, sinon qu'elle oppose les hommes, elfes, nains, contre Sauron, ancien
lieutenant de Morgoth).
Alors vint la trahison des Hommes, ceux qui avaient fait allégeance à Morgoth et à qui ils avaient transmis leurs coordonnées géographiques. Ce retournement de situation, où les hommes se battaient contre leurs frères, favorisa beaucoup la victoire de Morgoth qui n'aurait pas eu tant de facilité à gagner sans la fourberie des hommes.Mais ils furent tous cependant exterminés, et ne purent recevoir leur récompense.
Les Dragons infligèrent des dégats énormes aux elfes et aux hommes, qui s'effondraient devant la puissance incomparable de Glaurung.
Il faut préciser que dans cette bataille il y eut des Nains
(article).Les Nains de Belegost soutinrent mieux que quiconque les assauts de feu des dragons, et en plus les masques effrayants qu'ils avaient pour coûtume de porter étaient très
efficaces, et ils en acquérirent un grand renom. Sans eux, Glaurung et sa progéniture auraient exterminé ce qui restait des Noldor. Malgré tout, leur chef fut piétiné par Glaurung, et
bien que celui-ci soit blessé de toutes parts, Azaghâl, chef des Naugrim était mort; il fut emporté par ses soldats, qui s'éloignèrent du champ de bataille en chantant un hymne funeste. Nul n'osa
s'interposer.
Puis Fingon mourût. Gothmog, le Grand Capitaine d'Angband s'était avancé vers lui "comme dans dans du beurre, et Fingon se retrouva, ses gardes
tous morts autour de lui, seul et nez à nez avec le Prince des Balrogs, le meutrier de Fëanor, et bientôt, de lui-même. Fingon
combattit contre lui, jusqu'à ce qu'un autre Balrog surgisse derrière lui et, destabilisé, et il se fit abattre d'un coup de hache noire (celle de Gothmog). Ils le
piétinèrent lui et sa bannière bleu-argent; la bataille était perdue: le Grand Roi des Noldor venait de tomber.
Cependant, Hurin, Huor et Turgon continuaient de guerroyer ensemble, et Hurin conseilla à Turgon de partir, pour que l'espoir perdure " Pars Maintenant, Seigneur, pendant qu'il est encore temps! Tu es le dernier espoir des Eldar, et Morgoth connaîtra la peur tant que vivra Gondolin!"
"Je te le dis, Seigneur, avec les yeux de la mort : nous nous séparons ici pour toujours, et jamais je ne reverai les murailles blanches de Gondolin, mais une étoile nouvelle viendra de toi et de moi. Adieu !"
Alors, Turgon partit pour Gondolin. L'arrière-garde était formée par les Humains de Dor-lomin, et ainsi les Hommes se rachetèrent de la trahison
d'Uldor envers Maedhros, car la résistance qu'ils offrirent aux orcs fut très célèbre de par les exploits qu'ils réalisèrent.(même si ceux qui résistèrent
n'étaient pas des traîtres, car ceux-là avaient déjà été tous tués. Mais le peuple des hommes garda son honneur sauf)
Finalement, Huor fut tué d'une flèche empoisonnée dans l'oeil. Beaucoup tombèrent autour de lui après celà; et le dernier à combattre fut Hurin,
le dernier debout. Il fut pris vivant, après avoir renouvelé nombre de preuves de sa bravoure.
Ainsi prit fin Nirnaeth Arnoediad. Un gigantesque tas de cadavres de tous ceux qui avaient
combattu dans cette grande bataille fut amassé par les orcs, si haut qu'on pouvait le voir de loin; et les Elfes l'appelèrent Haudh-en-Ndengin, Le Mont des Morts (et aussi Haudh-en Nirnaeth, la
colline des Larmes).
Cette bataille montre bien la perfidie tactique de Melkor: la trahison des hommes, la rage de sauver les prisonniers;
Après Dagor Bragollach (la 4e bataille), qui brisait le siège des Noldor autour d'Angband, Nirnaeth Arnoediad (la 5e) est une bataille des plus tristes, et la défaite des elfes et humains permet
à Morgoth d'étendre son joug sur une bonne partie du Beleriand. A cette époque, il ne restera donc que Gondolin, la pierre cachée, dirigée par Turgon, qui se verra recevoir le fils de Huor,
Tuor.
Un Silmaril, des Silmarilli; Quenta Silmarillion: Histoire des Silmarilli, les joyaux créés par Fëanor. (le livre Silmarillion est donc le dérivé, ou la simple abréviation, de Quenta Silmarillion)
Un peu d'elfique pour commencer...
(en quenya, plus précisemment, car je rappelle que les deux langues elfiques sont le quenya, haut-elfique parlé au pays des Dieux, Aman, et le sindarin, elfique utilisé en Terre du Milieu). On peut
retrouver dans ce mot une partie de celui d'anor, le soleil. Nar-ya
est l'anneau de feu, appartenant à Gandalf [article sur les Istari, ou mages]. Voir l'image dans le film:
"Je suis un serviteur du feu secret, détenteur de la flamme d'Anor"; c'est flou, mais on comprend. Enfin, fëa signifie
esprit.
Contexte...
Fëanor fait partie des Noldor, la tribu des elfes qui est arrivée en seconde position à Aman ( le pays des dieux. Pour en savoir plus, cliquez sur Aman) , derrière celle de
Vanyar (les blonds) et devant les elfes Teleri (retardataires).
Les Noldor sont ceux des elfes qui sont réputés pour leur savoir, leurs connaissances. On les appelle aussi Gnomes (sans rire). La majorité d'entre eux s'exila avec Fëanor après l'attaque de Fornost et le vol des silmarilli par Melkor, mais quelques-uns restèrent à Tirion, la cité des Noldor (ci-contre).
Silmarilli... ?
En fait, les Silmarilli sont les trois joyaux forgés par Fëanor au Premier Age . Je dis " forgés ", mais en réalité ils ne sont faits d'aucun métal, c'est uniquement la traduction du verbe anglais to forge qui est erronée. (en anglais, cela ne signifie pas forcément travailler le métal, mais modeler une matière quelconque, contrairement au français).
La matière qu'a utilisé Fëanor, le forgeron elfe le plus doué qu'ait jamais porté Arda (et c'est aussi lui qui a inventé l'écriture Fëanorienne; voir la porte de la Moria: ce sont des caractères fëanoriens), est celle qu'il a lui même inventée: les silmarilli sont faits de silima, une substance cristalline, mais incassable . Dans chacun de ses joyaux il y incorporera la lumière des deux arbres de Valinor (Laurelin le doré, et Telperion l'argenté). Ainsi brillent les silmarilli, n'ayant pas besoin d'une source de lumière extérieure, comme brillaient aussi les Deux Arbres avant leur destruction, car c'étaient eux qui éclairaient Valinor. (dans un silmaril, le silima est donc l'enveloppe de "cristal " contennant la lumière)
Le Soleil, la Lune?
Ni le soleil ni la lune n'existaient lors de la création d'Arda, ils furent créés pour remplacer la lumière perdue des deux arbres, Telperion et Laurelin.
chacun d'un coup de sa lance, et Ungoliant but la sève. Ensuite, elle injecta le poison qui parcourait son corps et
les deux Arbres moururent; n'ayant plus aucune source de lumière, Valinor fut plongée dans les ténèbres.
Melkor trahit Ungoliant qui l'attaqua (de suite) férocement, et les Balrogs venus au secours de leur maître (qui étaient restés dans les sombres cavernes d'Angband, en l'attendant) la forcèrent à se cacher en Beleriand, près d'Ered Gorgoroth (la chaîne de montagnes au dessus de la forêt Doriath). Morgoth se forgea une couronne de fer et il la sertit des silmarilli, proclamant le titre de Roi du Monde.
Je ne peux vous raconter en quelques paragraphes tout ce qui est conté dans le Silmarillion, (car c'est le centre du livre: les guerres entre Melkor et ses forces contre les elfes, et les humains nouveaux-venus) meilleur est le choix de lire le livre.
Je vous dirai seulement ce qu'il en fut de l'exil des Noldor en Terre du Milieu.
Fëanor revint à Tirion, la cité des Noldor, et, furieux, faisant déborder sa rage et sa haine, il enflamma le coeur des Noldor qui l'écoutaient. Il raconta sans le savoir les mensonges que Melkor lui avait dits [pour le tromper et lui faire perdre confiance dans les Valar, ce en quoi il avait réussi; cependant Fëanor n'avait par ailleurs aucune confiance en Melkor, et de toute façon il le haïssait car il avait volé ses joyaux]. Il leur raconta que les Valar les trompait, et avec cela toutes sortes de paroles abominables que Melkor lui avait à moitié soufflé autrefois.
Alors, les Noldor partirent, malgré les réticences de certains. Mais Fingolfin, frère de Fëanor, avait juré avant ces évènements-ci (devant Manwë, chef des dieux ) qu'il suivrait Fëanor. Et celui-ci en appela aussi à un serment terrible, et c'est ce serment qui devait entraîner la ruine de tous: les 7 fils de Fëanor jurèrent de poursuivre toute personne qui détiendrait un silmaril, qu'elle soit bonne ou mauvaise, inconditionnellement. Ces fils étaient Maedhros, Maglor, Celegorm, Curufin, Caranthir, Amrod, et Amras.
Alors, il y eut deux troupes, celle de Fëanor avec ses fils, et celle de Fingolfin, qui était plus nombreuse car Fingolfin était le plus aimé, (et ceux qui partaient pour suivre Fëanor n'étaient par contre pas prompts à le choisir comme roi, et ainsi s'effectua la division).
Finarfin, le frère de Fingolfin, était encore plus réticent à partir, mais il suivit quand même, poussé par ses enfants: car Galadriel et Finrod étaient pour " tenter l'aventure " même si Galadriel ne tint pas le serment. (contrairement à Finrod, et celui-ci devint un de chefs de cette rébellion contre les Valar)
Mais pour les Noldor, il n'était pas question de revenir en arrière, et ainsi ce produisit le massacre d'Alqualondë: ils attaquèrent les Teleri, leur volèrent des bateaux, et s'enfuirent. (Fingolfin arriva avec sa troupe pendant la petite "bataille", et comme son peuple se faisait décimer sous le nombre, il prit les armes et lui prêta main-forte). Les Noldor prirent ainsi la mer. (cliquer sur l'image pour agrandir cette magnifique scène peinte par Ted Nasmith)
Le Vala Mandos leur apparut alors, ( pas vraiment lui, mais une forme d'où il sortait une voix) et il leur conseilla de faire demi-tour. Il fut
si convaincant qu'une partie de la flotte des Noldor s'en retourna pour Tirion, mais la majorité continua, et elle fut ainsi englobée dans la Malédiction de Mandos. ( c'est lui qui décide où vont
les morts. Alors, même si eux sont des elfes, il leur dit qu'ils passeraient disont... un bon bout de temps dans ses cavernes. ). Ainsi les Noldor furent-ils en exil, car bannis d'Aman par la
malédiction de Mandos, et ils arrivèrent en Terre du Milieu. Des siècles passèrent, et l'organisation du Beleriand devait ressembler à ceci: ( Fingon et Turgon sont les fils de Fingolfin, qu'ils
poussèrent à suivre Fëanor)
.
Turgon vivait dans sa cité de Vinyamar (au pied du mont Taras, l'extrémité ouest de la côté) avant de partir pour diriger Gondolin (cliquez pour voir le tableau), la cité cachée dans la vallée de Tumladen, au nord du royaume de Thingol et de Melian. (Il est donc en bleu)
Thingol est le Roi sindarin de la forêt de Doriath, marié à la Maia Melian, et ce sont les parents de Lùthien.
Eol est un elfe forgeron qui vit retiré.
Cirdan le charpentier est toujours sur les côtes, comme plus tard en Eregion. ( celui qui dirigera les Havres Gris!)
Finrod construisit la cité de Nargothrond au milieu de son territoire, dans les cavernes des collines, près du fleuve. Morgoth vit à Angband (non visible ici) au nord-ouest. Quant à la soeur de Finrod, Galadriel, elle rencontra Celeborn dans la forêt de Doriath et se maria avec lui. Elle resta aussi car elle aimait beaucoup parler avec Melian.
Les Laiquendi sont les elfes verts, et ils vivent retirés.
Car quand les Noldor sont arrivés en Terre du Milieu, celle-ci n'était pas vide, vous vous en doutez! Il y avait tous les teleri qui avaient décidé finalement de ne pas venir à Aman: les sindar, les nandor, les laiquendi. Et il a surtout fallu bousculer le royaume de Thingol, qui était le plus organisé, et sa forêt était protégée par l'anneau magique de Melian.
Epilogue/ le sort des grands rois des Noldor
Toujours est-il que pendant des siècles et des siècles, Les Noldor firent la guerre à Morgoth.
(voir article sur la cinquième Bataille, la plus meurtrière: Nirnaeth Arnoediad) Et les chefs des elfes mururent, les uns après les autres; mais le premier d'entre eux fut Fëanor, qui combattait des orcs et qui s'était un peu trop éloigné du reste de l'armée; alors des Balrog vinrent, et ils combattirent. Fëanor fut blessé mortellement, et ainsi mourut le plus grand des enfants d'Ilùvatar.( car il était aussi grand d'esprit comme il était beau physiquement, et ses dernières paroles furent pour enjoindre à respecter le serment).
[ Fingolfin mourût en duel contre Morgoth.
Son fils Fingon tomba par un coup en traître alors qu'il combattait Gothmog, le prince des Balrog, lors de Nirnaeth Arnoediad.
Finrod Felagund fut emprisonné par Sauron (à cette époque, Lieutenant de Melkor), et en sauvant
son ami humain Beren il donna sa vie , car celui-ci allait être dévoré par un loup-garou. Fingon détacha lui même ses
liens, tua le loup garou de ses mains et de ses dents avant de mourir, car ses blessures étaient empoisonnées.
Finrod avait donné son anneau à Barahir (le père de beren; car cet humain lui avait autrefois sauvé la vie; et ainsi l'anneau se transmit-il de génération en génération jusqu'à parvenir au doigt d'Aragorn. ( regardez le film les Deux Tours: Langue de Serpent rapporte à Saroumane avoir vu un anneau au doigt d'Aragorn représentant deux serpents...)
Et, le dernier, Turgon. Il fut tué lors du sac de Gondolin.]
Mais, malgré toutes ces guerres et pertes, pas un seul fils de feänor, et pas un seul noldo n'arriva à apercevoir, même de loin, les silmarilli ornant la couronne de Morgoth. (durant la période que je viens de couvrir)
Mais alors, comment réussirent-ils? Le premier exploit à ce sujet fut accompli par Beren et Lùthien, le premier couple Elfe/ humain. Mais le sort des silmarilli sera le sujet du prochain article, rassurez-vous!
peut enfin revenir aux Terres Immortelles.(=
Aman !). Vous savez pourquoi Gil-Galad est le dernier roi des Noldor en terre du Mileu, alors que ceux
-ci sont censé résider à Aman, comme les Vanyar (voir l'article sur les familles/tribus/maisons d'elfes). Et vous connaissez l'existence des silmarilli, les trois plus beaux joyaux qui aient jamais existé sur Arda (Vous savez,
Celeborn, celui qui a signé la porte de la Moria, et aussi qui a forgé les 3 anneaux des elfes, Nenya, Vilya, Narya, eh bien
c'est un descendant de Fëanor: le talent et les dons seraient-ils héréditaires, selon Tolkien ?)
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